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Essai
mis en ligne le : mardi 13 mars 2012

BMW C 600 Sport

BMW C 600 Sport : un rival de choix pour le T-Max

Texte : Thomas Groussin | Photos : DR | Vidéo : David Vincent
Garantie et Prix
- 2 ans, pièces et M.O., km illimité
- 11200 €
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Fiche technique
Moteur : bicylindre 4T, refroidi par eau, double ACT, 4 soupapes
Cylindrée : 79 x 66 = 647 cm3
Puissance maxi : 60 ch à 7500 tr/mn
Couple : 66 nm à 6000 tr/mn
Mise en route : démarreur électrique
Alimentation : Injection électronique
Embrayage : centrifuge
Boîte : auto
Cadre : acier + alu
Suspension av. : fourche inversée ø40 , déb. 115 mm
Suspension ar. : 1 amortisseur réglable, déb. 115 mm
Frein av. : 2 disques ø 270 mm, 2 pistons
Frein ar. : disque ø 270 mm, 2 pistons
Pneu av. : 120/70 x 15; ar. : 160/60 x 15
Réservoir essence : 16 litres
Longueur : 2155 mm
Hauteur de selle : 810 mm
Poids à sec : 249 kg
Equipement de série
ABS de série
Leviers de frein réglables en écartement
Pare-brise réglable manuellement
Clignotants à leds
Deux vide-poches
Prise 12 V
Commande ordi de bord au guidon
Conso moyenne
Conso instantanée
Vitesse moyenne
Compte-tours
2 trips
Trip de réserve essence
Niveau d’huile
Température extérieure
Témoin entretien
Jauge essence
Béquille centrale
Frein de parking couplé à béquille latérale
Antidémarrage clé codée
Coffre pour deux casques intégraux
Ouverture coffre au contacteur
Options
Selles et poignées chauffantes
Feu de jour à leds
Clignotants à leds
Niveau pression des pneus
Alarme
Top-case 35 litres
Sacoche tunnel central
Filet de séparation coffre
Pare-brise teinté
Pare-brise sport
Selle sport avec chauffage
Couvre selle de pluie
Déflecteurs
Tablier textile
Dosseret passager
GPS BMW Navigator IV
Système de communication BMW
Support téléphone dans vide-poches
Chargeur USB
Prise 12 V supplémentaire
Protections de carénage
Jeu de chromes (repose-pieds et guidons)
Silencieux Akrapovic
Constructeur / Distributeur
BMW
3 avenue Ampère
Montigny Le Bretonneux
78886-Saint Quentin en Yveline Cdx
Tel : 01 30 43 93 00
Fax : 01 30 43 94 00
www.bmw-motorrad.fr
Concurents
Aprilia SRV 850
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YAMAHA T-Max 530
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Après une année 2011 extraordinaire tant sur le plan des volumes de ventes que de la rentabilité, BMW poursuit sa stratégie de conquête de nouveaux marchés en lançant deux maxi-scooters conçus sur une même base. Aux côtés d’un C 650 résolument GT, le C 600 Sport ose s’attaquer frontalement au Yamaha T-Max 530 !

Depuis l’arrêt de la production du célèbre C1 125/200 en 2003, le retour de BMW Motorrad sur le segment du scooter était très attendu. Dès 2009, le programme Urban Mobility était lancé, dont les premiers produits sont ces C 600 Sport et C 650 GT que nous avons pu tester dans Madrid et ses environs.

D’une pierre, deux coups

Kaspar Danzer, directeur général du programme Urban Mobility, l’avoue modestement : « Nous n’avons pas cherché à réinventer le genre maxi-scooter, mais nous avons voulu réaliser un produit optimal, développé entièrement par nos soins en exploitant notre savoir-faire dans le domaine de la moto. Dans notre esprit, la déclinaison sportive est destinée à évoluer principalement en ville, alors que la version Touring a vocation à effectuer de longues randonnées. » Un moteur et une partie-cycle en commun, deux habillages distincts pour répondre à des aspirations différentes : l’idée n’est certes pas nouvelle, mais BMW s’en est fait une spécialité. Tout comme de semer la confusion en faisant abstraction de la cylindrée dans la dénomination de ses machines. Kaspar se justifie en nous expliquant que « la version Sport a été baptisée 600 pour évoquer la nervosité des motos sportives de moyenne cylindrée. » Pourtant, le Sport et le GT partagent bel et bien le même moteur de 647 cm3, dans une configuration strictement identique.

Moteur « BMW by Kymco »

Ce bicylindre en ligne développe 60 chevaux et un couple maxi de 66 Nm. Parmi ses particularités, notons un calage à 270° et deux arbres d’équilibrage destinés à réduire au minimum les vibrations, ce qui permet un montage rigide du bloc dans le cadre. Alors que le scooter est assemblé à Berlin, BMW a confié la fabrication de ce moteur à Kymco, à Taiwan. Thomas Ringholz, chef de projet motorisation, précise que « cette décision s’est imposée car les capacités des usines à Berlin sont déjà exploitées au maximum. Par ailleurs, ce moteur conçu à 100 % par BMW est produit sur des lignes de montage spécifiques et n’a rien en commun avec les  productions propres du constructeur taiwanais, avec lequel BMW a déjà collaboré dans le cadre de l’enduro G 450 X ». La périodicité d’entretien est calée à 10 000 km.

Reposant sur des jantes de 15 pouces, la partie-cycle fait appel à un cadre tubulaire en acier sur lequel est ancrée une partie arrière en aluminium, dans laquelle s’articule le bras  oscillant, en aluminium également. La transmission finale est assurée par une chaîne en bain d’huile. La fourche inversée est prise par deux tés, assurant une rigidité optimale.

Le Sport pour le style

Face à un 650 GT dont le style sera sans doute jugé trop pataud par les amateurs de scooters sportifs, le C 600 Sport se distingue par un habillage racé et réduit au minimum, qui lui confère un aspect plus compact. L’engin affiche néanmoins un gabarit généreux, ce qui se confirme à la lecture de la fiche technique : 249 kilos en état de marche mais sans le plein d’essence, soit seulement 12 kilos de moins que le GT, mais une trentaine de plus que le T-Max 530. De bon augure pour le confort, mais cette masse se ressent lors des manœuvres moteur coupé ou au béquillage sur la centrale. Du coup, on utilise principalement la béquille latérale, couplée ici au frein de parking.

En ville, ce 600 Sport n’est pas vraiment plus maniable que le 650 GT car la position de conduite spécifique qu’il ménage rehausse légèrement le centre de gravité, avec une selle plus large et plus haute, pénalisant les petits gabarits. Cela dit, le carénage avant est tout de même moins imposant, ce qui facilite les remontées de files, et l’équilibre de la partie-cycle permet d’évoluer au pas ou de faire demi-tour avec aisance.

Confortable et pratique pour un sportif

Doté d’une selle plus ferme et de carénages moins protecteurs, le C 600 Sport ne peut évidemment rivaliser avec le C 650 GT sur le plan du confort. Néanmoins, la grande qualité de ses suspensions et l’espace à bord généreux permettent d’envisager de longues étapes à son guidon, y compris en duo car le passager apprécie l’accueil de la place arrière, se plaignant juste de ces retours de carénages trop saillants au niveau des mollets. Bien sûr, l’option poignées et selle chauffantes est aussi disponible ici, avec thermostats individuels pour pilote et passager. De série, le pare-brise est réglable sur trois positions manuellement.

Enfin, astuce géniale, le coffre sous selle peut s’étendre en laissant tomber un soufflet renforcé de kevlar contre la roue arrière (à l’arrêt uniquement !), ce qui permet d’y ranger deux casques intégraux.

Stabilité impériale

Etant donné que le BMW C 600 Sport partage exactement la même partie-cycle que le 650 GT, y compris le tarage de suspensions, il ne se montre pas vraiment plus rigoureux en conduite dynamique. On bénéficie tout de même de son moindre poids dans les enchaînements serrés et sa position de conduite permet de mieux charger le train avant qui procure un excellent feeling. Les pneus sont ici des Pirelli Diablo, plus incisifs que les Metzeler FeelFree du 650 GT. La stabilité à vitesse maxi est impériale, mais on conserve une réelle faculté d’improvisation sur tracé sinueux. Les plus énervés d’entre-vous critiqueront peut-être un léger manque de mordant du frein avant, mais la plupart s’en accommoderont. En revanche, il est indéniable que l’ABS de série se déclenche trop vite à l’arrière lorsque le rythme augmente. Il n’y a pas de couplage avant/arrière au levier gauche, ce qui correspond bien à la définition sportive de l’engin.

Efficacité froide

Un peu décevant à bas régimes à cause d’une sonorité métallique quelconque et d’un embrayage qui met un peu trop de temps à accrocher, le moteur ne se montre pas aussi excitant que celui du T-Max 530. Il suffira sans doute de retenir l’option silencieux Akrapovic pour y remédier, d’autant que le tempérament se fait plus jovial au fur et à mesure de la montée en régime. D’autre part, les performances sont indéniablement au rendez-vous, avec 60 chevaux qui propulsent le C 600 Sport à 180 km/h compteur (déclenchement du rupteur), et un solide couple qui surgit à 4000 tr/min en provoquant assez souvent des dérobades de l’arrière lors des remises de gaz sur l’angle. Un antipatinage n’aurait sans doute pas été du luxe… En conduite sportive, l’indicateur de conso moyenne au tableau de bord affichait 5,7 l/100 km, autorisant une autonomie confortable de 280 km.

Conclusion
Alors que le C 650 GT apporte des éléments réellement novateurs à la catégorie des maxi-scooters routiers, ce C 600 Sport s’attaque à un segment sur lequel le Yamaha T-Max 530 est déjà parfaitement abouti. Affiché à 11 100 € avec ABS de série, le BMW est en phase au niveau du tarif et pourra compter sur son image de marque pour faire la différence au moment du choix. Il n’a rien à envier au T-Max point de vue confort, style ou comportement et propose plus d’aspects pratiques, sans même évoquer les options BMW parfaitement pensées et intégrées. Dommage que le caractère moteur ne soit pas plus affirmé, mais cela ne devrait pas l’empêcher de rencontrer le succès qu’il mérite.
Rigueur de comportement
Qualité de suspensions
Puissance moteur
Confort global
Système FlexCase (2 casques dans le coffre)
ABS de série
Sonorité moteur à bas régimes
Pas d'antipatinage
Moteur :
Partie-cycle :
Esthetique :
Equipement :
8/10
10/10
9/10
9/10
Vitesse maxi :
Accélération 0-100 m :
Diamètre braquage :
Conso. moyenne :
Autonomie :
180 km/h
6,5 sec
4700 mm
5,7 l/100 km
280 km
Note Finale :   9/10
Réaction(s) (4)
1 | écrit le mercredi 14 mars 2012 à 12h08 par johnny
La fiche technique de ce BMW se rapproche plus de celle du Gilera gp800 que de celle du T-max. Son poids de 250 kilos à sec me parait être franchement important pour une utilisation en ville qui est pourtant le terrain de jeu, voir la raison d'être d'un scooter.
2 | écrit le vendredi 16 mars 2012 à 10h09 par rédaction
Johnny,
La fiche technique est une chose, l'équilibre d'une partie-cycle en est une autre. Je vous assure que le BMW est plus agile qu'un Gilera GP 800, sans effectivement être aussi intuitif et facile à manier qu'un T-Max.
Thomas
3 | écrit le lundi 13 août 2012 à 21h45 par Dick
Essayé samedi 11 août 2012.
Le poids en ville s'oublie très rapidement, même si une petite acclimatation est nécessaire. Il est toutefois rassurant de se laisser glisser à l'avant de la selle juste en fin de freinage au moment de mettre un pied par terre au feu.
Sinon, quand on met les gaz la réponse est instantanée et virile, l'abs est efficace et discret, la tenue de route à peine moins bonne que sur une moto.
En revanche le pot Akrapovitch (option) est trop bruyant.
Dernière remarque : + de 12000 € pour un scoot (avec un pack quasi obligatoire en option) je reste dubitatif....
4 | écrit le vendredi 17 août 2012 à 15h57 par mito lipo
faut se procurer :une equerre et un rapporteur ! c'est un simple conseil à BMW pour atteindre un juste milieu ;pour l'instant on hesite .
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