Dossier
mis en ligne le : mercredi 19 juillet 2006
A couper le souffle…

Le T-Max se reproduit à vitesse grand V. A l’heure où il envahit nos villes et nos routes, nous avons mis la main sur quelques Organismes Génétiquement Modifiés. Celui-ci sévit sur la Côte d’Azur. Nous avons dû courir vite pour le rattraper…
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Selon la rumeur, les propriétaires de T-Max ne seraient pas de vrais motards. Loin de lancer la polémique, force est de reconnaître que certains, utilisant leur gros scooter comme véhicule d’appoint, se laissent aller aux mêmes actes de personnalisation que les tuneurs patentés de grosses cylindrées. Et aux mêmes envies de compétitions.
A 51 ans, Gérard Salomon croyait être débarrassé des démons de la vitesse avant de replonger dans le bain au guidon d’un… scooter. Sa société informatique lui laissant peu de temps libre, il en avait presque oublié son passé de sportif. « Ancien rallyman, j’ai couru en championnat du monde durant plusieurs saisons. Lorsque j’ai arrêté en 1986 après le Monte-Carlo, je ne pensais plus revenir à la compétition. Mais voilà quelques années, j’ai eu recours au scooter pour circuler dans Nice. Le T-Max venait de sortir. Aujourd’hui, j’en suis à mon quatrième. En 2004, j’ai replongé dans le bain. Mon concessionnaire Jacky Onda et Cannes Moto Service m’ont préparé une machine et je me suis inscrit au Moto Tour ». Un scooter pour la course ? Pour la course et la route. Parlons-en.
Si le T-Max est probablement le plus performant des gros scoots actuels, il ne fut pas conçu à la base pour la compétition. Quelques aménagements paraissaient nécessaires pour pouvoir l’aligner au départ d’un grand rallye routier. Au-delà de la peinture flashie, le travail effectué ici n’est pas une préparation poudre aux yeux pour frimer sur la Riviera. Preuve en est le soin apporté à la mise au point du train avant. Travaillant main dans la main, Onda et CMS se sont chargés de l’élaboration et du montage de quelques accessoires bien spécifiques. Ainsi, la fourche, jugée trop souple a été durcie grâce à un nouveau jeu de ressorts et de l’huile de viscosité élevée. Le freinage, suffisant en usage routier, voit son efficacité décuplée par l’adaptation d’étriers radiaux Brembo Or destinés à la Yamaha R1. Un must ! Pour aller avec, on trouve évidemment des durits avia, mais aussi un maître-cylindre Brembo radial. Le tableau de bord a été modifié pour recevoir un road book, indispensable en rallye. Véritable balle automatique, le bicylindre 4-temps a été revisité, mais sans trop pour préserver sa légendaire fiabilité.
Au menu de la « prépa » moteur, il y a essentiellement la métrologie réalisée par CMS et le travail de fond manigancé dans les culasses. L’injection pour sa part, est désormais régulée par un boîtier DynoJet Power Commander 3. D’une sonorité rauque et envoûtante, l’échappement est confié à une ligne Devil avec silencieux carbone. Afin de mieux résister aux débordements de la cavalerie, on a mis en place côté variateur, un (célèbre) kit Polini. Voilà pour l’essentiel. Sachez tout de même que ces quelques modifications suffisent à emmener notre équipage à près de 200 km/h (en spéciale et sur piste). Dernière « Touch of Class », la décoration. Aéromagic Cagnes a choisi un orange fluo qui ne risque pas de passer inaperçu. L’idéal pour mettre en valeur les partenaires de Gérard Salomon en course et, il ne faut pas le nier, pour crâner un peu sur le bord de mer en attendant le prochain Moto Tour !
Yamaha 500 T-Max « Moto Tour »
Fourche : ressorts durcis, huile épaisse
Freinage : étriers radiaux Brembo Or
Durits : avia
Maître-cylindre : Yamaha R1
Bulle : haute Ermax
Tableau de bord : road book intégré
Moteur : culasse préparée
Injection : Power Commander 3
Vario : kit Polini
Préparation : Jacky Onda à Nice et CMS à Mougins
Peinture : éromagic Cagnes-sur-Mer
Au guidon de son scooter, Gérard Salomon a terminé 69ème du Moto Tour.
Jamais trop tard
A 51 ans, Gérard Salomon croyait être débarrassé des démons de la vitesse avant de replonger dans le bain au guidon d’un… scooter. Sa société informatique lui laissant peu de temps libre, il en avait presque oublié son passé de sportif. « Ancien rallyman, j’ai couru en championnat du monde durant plusieurs saisons. Lorsque j’ai arrêté en 1986 après le Monte-Carlo, je ne pensais plus revenir à la compétition. Mais voilà quelques années, j’ai eu recours au scooter pour circuler dans Nice. Le T-Max venait de sortir. Aujourd’hui, j’en suis à mon quatrième. En 2004, j’ai replongé dans le bain. Mon concessionnaire Jacky Onda et Cannes Moto Service m’ont préparé une machine et je me suis inscrit au Moto Tour ». Un scooter pour la course ? Pour la course et la route. Parlons-en.
Polyvalent et sûr
Si le T-Max est probablement le plus performant des gros scoots actuels, il ne fut pas conçu à la base pour la compétition. Quelques aménagements paraissaient nécessaires pour pouvoir l’aligner au départ d’un grand rallye routier. Au-delà de la peinture flashie, le travail effectué ici n’est pas une préparation poudre aux yeux pour frimer sur la Riviera. Preuve en est le soin apporté à la mise au point du train avant. Travaillant main dans la main, Onda et CMS se sont chargés de l’élaboration et du montage de quelques accessoires bien spécifiques. Ainsi, la fourche, jugée trop souple a été durcie grâce à un nouveau jeu de ressorts et de l’huile de viscosité élevée. Le freinage, suffisant en usage routier, voit son efficacité décuplée par l’adaptation d’étriers radiaux Brembo Or destinés à la Yamaha R1. Un must ! Pour aller avec, on trouve évidemment des durits avia, mais aussi un maître-cylindre Brembo radial. Le tableau de bord a été modifié pour recevoir un road book, indispensable en rallye. Véritable balle automatique, le bicylindre 4-temps a été revisité, mais sans trop pour préserver sa légendaire fiabilité.
De la balle en barre
Au menu de la « prépa » moteur, il y a essentiellement la métrologie réalisée par CMS et le travail de fond manigancé dans les culasses. L’injection pour sa part, est désormais régulée par un boîtier DynoJet Power Commander 3. D’une sonorité rauque et envoûtante, l’échappement est confié à une ligne Devil avec silencieux carbone. Afin de mieux résister aux débordements de la cavalerie, on a mis en place côté variateur, un (célèbre) kit Polini. Voilà pour l’essentiel. Sachez tout de même que ces quelques modifications suffisent à emmener notre équipage à près de 200 km/h (en spéciale et sur piste). Dernière « Touch of Class », la décoration. Aéromagic Cagnes a choisi un orange fluo qui ne risque pas de passer inaperçu. L’idéal pour mettre en valeur les partenaires de Gérard Salomon en course et, il ne faut pas le nier, pour crâner un peu sur le bord de mer en attendant le prochain Moto Tour !
Yamaha 500 T-Max « Moto Tour »
Fourche : ressorts durcis, huile épaisse
Freinage : étriers radiaux Brembo Or
Durits : avia
Maître-cylindre : Yamaha R1
Bulle : haute Ermax
Tableau de bord : road book intégré
Moteur : culasse préparée
Injection : Power Commander 3
Vario : kit Polini
Préparation : Jacky Onda à Nice et CMS à Mougins
Peinture : éromagic Cagnes-sur-Mer
Au guidon de son scooter, Gérard Salomon a terminé 69ème du Moto Tour.

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