Dossier
mis en ligne le : jeudi 30 octobre 2008
Quel urbain pour 2 000 €, le Honda Lead 110 ou Yamaha Vity 125 ?
Problème de pouvoir d’achat oblige, les scooters à petits prix ont la cote en cette année 2008. Conscients du phénomène, les deux géants japonais se sont repositionnés sur ce segment avec des stratégies bien distinctes. À un Yamaha Vity 125 simple et performant s’oppose un Honda Lead 110 certes limité en cylindrée, mais mieux pensé pour le quotidien. Un point commun tout d emême, ils sont fabriqués en Chine !
Reste à savoir lequel vous ira le mieux.
Affichés à un tarif exactement similaire de 1 990 €, le Honda Lead 110 et le Yamaha Vity 125 se distinguent avant tout par leurs philosophies respectives. Si l’écart de cylindrée donne d’emblée un atout certain au Vity, le Lead nous avais agréablement surpris par son homogénéité lors de notre premier essai, au point de nous faire douter. Un scooter bien pensé ne vaut-il pas quelques sacrifices sur le plan des performances, en particulier dans cette catégorie des scooters urbains principalement destinés à la ville ? Rien de telle qu’une petite confrontation pour nous le dire.
Élégance contre simplicité
Dès le premier contact avec nos deux scooters, on note qu’ils jouent indiscutablement dans la même catégorie. Les volumes sont assez proches, et malgré sa cylindrée inférieure, le Honda Lead semble même un peu plus imposant que son concurrent du jour. Côté design, le Honda se met en avant avec sa ligne moderne et harmonieuse, le tout doté d’une finition impeccable. Le blanc nacré de notre modèle d’essai renforce encore l’élégance du scooter japonais qui fait l’unanimité. Tout aussi soigné dans sa présentation, le Yamaha pêche par sa ligne moins conventionnelle et plus controversée. La partie avant très plongeante rappelle les productions d’un autre âge tandis que quelques détails comme le porte-paquet « filaire » ou le mécanisme de la béquille latérale apparent font un peu cheap. Malgré une fabrication sérieuse, le Vity n’égale pas le Lead, davantage ancré dans notre époque.
Équipement complet pour le Lead
Contrairement à certains modèles « Low Cost » chinois, nos deux scooters urbains ne font pas dans la surenchère côté équipement. Ils se contentent de l’essentiel, mais bénéficient d’une conception élaborée et pensée pour durer. On retrouve dans les deux cas un volet anti-crochetage pour le contacteur, ainsi qu’un crochet et un porte-paquet qui complètent le plancher plat pour le transport d’objets encombrants. Les instrumentations sont limitées en informations, mais disposent au minium d’une jauge à essence. Enfin, les selles s’ouvrent à partir du contacteur pour faciliter l’accès au coffre. Le Vity se distingue avec ses deux béquilles alors que le Lead se passe de latérale, pourtant bien pratique pour les arrêts brefs. Il se rattrape cependant sur la question primordiale du rangement. En plus d’un coffre plus logeable qui accepte un casque intégral et un demi-jet (seulement un jet-écran pour le Vity), il dispose d’une vraie boîte à gants fermée quand le Yamaha se contente d’un bac ouvert. Enfin, le Honda possède un système de couplage (mécanique) des freins avant et arrière pour un meilleur équilibre sur les phases d’arrêts.
Ergonomie soignée pour le Vity
Une fois en selle, les deux sino-japonais proposent une ergonomie assez proche. Comme la plupart des petits scooters urbains, les jambes sont repliées sur le petit plancher tandis que l’absence de protection laisse le haut du corps assez exposé. Dans le détail, la hauteur d’assise légèrement inférieure et la selle affinée du Yamaha facilite sa prise en main pour les plus petits. Son plancher laisse également une place supérieure pour les pieds. Doté d’un poste de conduite un peu plus compact, le Lead 110 se rattrape toutefois par la qualité de ses suspensions et de son châssis qui absorbent les défauts de la route à la perfection pour un scooter de ce gabarit. Bien que le Vity semble plutôt bien amorti pour un modèle urbain, il n’égale pas son compatriote sur ce chapitre. En outre et comme nombre de ses concurrents dans cette catégorie (sauf le Lead !), sa colonne de direction un peu frêle pâtit de quelques tremblements sur chaussée accidentée. On note également que le passager est un moins bien loti sur ce dernier. Les jambes sont assez relevées et l’amortisseur arrière, un peu trop mou, n’épargne pas les reins sur les gros chocs. Le Lead semble un peu plus convaincant côté confort, sans toutefois tutoyer les sommets, plutôt logique pour cette catégorie.
La ville facile !
Avant tout pensés pour la ville, le Lead et le Vity s’en donnent à cœur joie lorsqu’il s’agit de se faufiler dans un trafic dense. On profite alors de leurs mensurations minimalistes et de leurs petites roues qui garantissent une maniabilité redoutable. Motos, scooters GT et autres trois-roues ne pourront pas suivre la cadence, en particulier dans l’exercice des remontées de files où nos scooters urbains font des miracles. Équipé de roues de 10 pouces et très léger (106 kg), le Yamaha profite de sa vivacité extrême pour s’illustrer dans cet exercice. Ultra-réactif dès la moindre pression sur le guidon, il virevolte entre les voitures avec une facilité surprenante. En revanche, il y perd un peu en précision de conduite et en stabilité dès que le rythme augmente. De son côté, le Honda exhibe des roues de 10 (ar) et 12 (Av) pouces pour un poids légèrement supérieur. Pour autant, le Honda ne perd pas trop en agilité grâce à son pneu avant très fin et reste un modèle d’efficacité en ville. Il profite cependant d’une rigueur accrue en virage ou à plus vive allure pour afficher un comportement globalement plus serein. La progressivité du freinage couplé est également un gage de sécurité sur sol humide ou en cas d’arrêt d’urgence. De son côté, le Vity propose un dispositif classique. Le mordant de l’étrier avant est redoutable d’efficacité sur sol sec et garantie des arrêts bref. En revanche, la tâche se complique sur sol humide. Le tambour arrière très peu efficace impose l’usage du frein avant. Celui-ci offrant un mordant très prononcé, il convient alors de doser avec précision et parcimonie, d’autant que les petites roues n’offre qu’une adhérence limitée. Globalement, le Honda joue donc la carte du confort et de l’aisance, le Yamaha celle de l’efficacité pure, mais au détriment de la facilité de prise en main.
Le Vity fait la différence sur voie rapide
Reste enfin la question de la motorisation. On retrouve dans les deux cas des monocylindres à 2 soupapes. Le Lead opte néanmoins pour un moteur refroidi par eau tandis que le Yamaha reste fidèle à un traditionnel refroidissement par air, commun sur ce genre de scooter. Au final et malgré la différence de cylindrée, les deux scooters revendiquent une puissance maximale quasiment identique. À l’usage, on ressent clairement que la firme ailée a privilégié le rendement à bas et mi-régime, si bien que le Lead a tendance à démarrer avec un peu plus de vivacité sur les premiers mètres. Mais le Vity revient vite à la charge et les deux scooters font jeu égal à l’accélération jusqu’à 70 km/h. En ville, le surplus de performance lié à la cylindrée supérieure du Vity est donc peu perceptible. Pour cela, il faut attendre les premières portions de routes rapides. Dans cet exercice, le Yamaha Vity 125 prend une sérieuse longueur d’avance. Avec une vitesse de pointe mesurée à 97 km/h réels, il devance le Honda de 13 km/h (84 km/h réels). Autant dire que pour le coup, les 14,5 cm3 qui séparent les deux véhicules sont clairement perceptibles. Dans les deux cas, la consommation reste plutôt raisonnable, avoisinant les 3 l/100 km.
Élégance contre simplicité
Dès le premier contact avec nos deux scooters, on note qu’ils jouent indiscutablement dans la même catégorie. Les volumes sont assez proches, et malgré sa cylindrée inférieure, le Honda Lead semble même un peu plus imposant que son concurrent du jour. Côté design, le Honda se met en avant avec sa ligne moderne et harmonieuse, le tout doté d’une finition impeccable. Le blanc nacré de notre modèle d’essai renforce encore l’élégance du scooter japonais qui fait l’unanimité. Tout aussi soigné dans sa présentation, le Yamaha pêche par sa ligne moins conventionnelle et plus controversée. La partie avant très plongeante rappelle les productions d’un autre âge tandis que quelques détails comme le porte-paquet « filaire » ou le mécanisme de la béquille latérale apparent font un peu cheap. Malgré une fabrication sérieuse, le Vity n’égale pas le Lead, davantage ancré dans notre époque.
Équipement complet pour le Lead
Contrairement à certains modèles « Low Cost » chinois, nos deux scooters urbains ne font pas dans la surenchère côté équipement. Ils se contentent de l’essentiel, mais bénéficient d’une conception élaborée et pensée pour durer. On retrouve dans les deux cas un volet anti-crochetage pour le contacteur, ainsi qu’un crochet et un porte-paquet qui complètent le plancher plat pour le transport d’objets encombrants. Les instrumentations sont limitées en informations, mais disposent au minium d’une jauge à essence. Enfin, les selles s’ouvrent à partir du contacteur pour faciliter l’accès au coffre. Le Vity se distingue avec ses deux béquilles alors que le Lead se passe de latérale, pourtant bien pratique pour les arrêts brefs. Il se rattrape cependant sur la question primordiale du rangement. En plus d’un coffre plus logeable qui accepte un casque intégral et un demi-jet (seulement un jet-écran pour le Vity), il dispose d’une vraie boîte à gants fermée quand le Yamaha se contente d’un bac ouvert. Enfin, le Honda possède un système de couplage (mécanique) des freins avant et arrière pour un meilleur équilibre sur les phases d’arrêts.
Ergonomie soignée pour le Vity
Une fois en selle, les deux sino-japonais proposent une ergonomie assez proche. Comme la plupart des petits scooters urbains, les jambes sont repliées sur le petit plancher tandis que l’absence de protection laisse le haut du corps assez exposé. Dans le détail, la hauteur d’assise légèrement inférieure et la selle affinée du Yamaha facilite sa prise en main pour les plus petits. Son plancher laisse également une place supérieure pour les pieds. Doté d’un poste de conduite un peu plus compact, le Lead 110 se rattrape toutefois par la qualité de ses suspensions et de son châssis qui absorbent les défauts de la route à la perfection pour un scooter de ce gabarit. Bien que le Vity semble plutôt bien amorti pour un modèle urbain, il n’égale pas son compatriote sur ce chapitre. En outre et comme nombre de ses concurrents dans cette catégorie (sauf le Lead !), sa colonne de direction un peu frêle pâtit de quelques tremblements sur chaussée accidentée. On note également que le passager est un moins bien loti sur ce dernier. Les jambes sont assez relevées et l’amortisseur arrière, un peu trop mou, n’épargne pas les reins sur les gros chocs. Le Lead semble un peu plus convaincant côté confort, sans toutefois tutoyer les sommets, plutôt logique pour cette catégorie.
La ville facile !
Avant tout pensés pour la ville, le Lead et le Vity s’en donnent à cœur joie lorsqu’il s’agit de se faufiler dans un trafic dense. On profite alors de leurs mensurations minimalistes et de leurs petites roues qui garantissent une maniabilité redoutable. Motos, scooters GT et autres trois-roues ne pourront pas suivre la cadence, en particulier dans l’exercice des remontées de files où nos scooters urbains font des miracles. Équipé de roues de 10 pouces et très léger (106 kg), le Yamaha profite de sa vivacité extrême pour s’illustrer dans cet exercice. Ultra-réactif dès la moindre pression sur le guidon, il virevolte entre les voitures avec une facilité surprenante. En revanche, il y perd un peu en précision de conduite et en stabilité dès que le rythme augmente. De son côté, le Honda exhibe des roues de 10 (ar) et 12 (Av) pouces pour un poids légèrement supérieur. Pour autant, le Honda ne perd pas trop en agilité grâce à son pneu avant très fin et reste un modèle d’efficacité en ville. Il profite cependant d’une rigueur accrue en virage ou à plus vive allure pour afficher un comportement globalement plus serein. La progressivité du freinage couplé est également un gage de sécurité sur sol humide ou en cas d’arrêt d’urgence. De son côté, le Vity propose un dispositif classique. Le mordant de l’étrier avant est redoutable d’efficacité sur sol sec et garantie des arrêts bref. En revanche, la tâche se complique sur sol humide. Le tambour arrière très peu efficace impose l’usage du frein avant. Celui-ci offrant un mordant très prononcé, il convient alors de doser avec précision et parcimonie, d’autant que les petites roues n’offre qu’une adhérence limitée. Globalement, le Honda joue donc la carte du confort et de l’aisance, le Yamaha celle de l’efficacité pure, mais au détriment de la facilité de prise en main.
Le Vity fait la différence sur voie rapide
Reste enfin la question de la motorisation. On retrouve dans les deux cas des monocylindres à 2 soupapes. Le Lead opte néanmoins pour un moteur refroidi par eau tandis que le Yamaha reste fidèle à un traditionnel refroidissement par air, commun sur ce genre de scooter. Au final et malgré la différence de cylindrée, les deux scooters revendiquent une puissance maximale quasiment identique. À l’usage, on ressent clairement que la firme ailée a privilégié le rendement à bas et mi-régime, si bien que le Lead a tendance à démarrer avec un peu plus de vivacité sur les premiers mètres. Mais le Vity revient vite à la charge et les deux scooters font jeu égal à l’accélération jusqu’à 70 km/h. En ville, le surplus de performance lié à la cylindrée supérieure du Vity est donc peu perceptible. Pour cela, il faut attendre les premières portions de routes rapides. Dans cet exercice, le Yamaha Vity 125 prend une sérieuse longueur d’avance. Avec une vitesse de pointe mesurée à 97 km/h réels, il devance le Honda de 13 km/h (84 km/h réels). Autant dire que pour le coup, les 14,5 cm3 qui séparent les deux véhicules sont clairement perceptibles. Dans les deux cas, la consommation reste plutôt raisonnable, avoisinant les 3 l/100 km.
Après quelques centaines de kilomètres parcourus au guidon de ces deux modèles, nous pouvons donc affirmer qu’il existe belle et bien un écart de performance important. Malheureusement pour le Yamaha Vity 125, celui-ci est surtout perceptible au-delà de 80 km/h sur voies rapides, soit dans un exercice à priori peu naturel pour ces petits scooters urbains que l’on choisit principalement pour des petits trajets quotidiens. Et dans ce cas, il faut reconnaître que le confort et les aspects pratiques offerts par le Honda sont de réels atouts, pour des performances finalement comparables si l’on demeure en ville.
Réaction(s) (2)
1 | écrit le dimanche 02 novembre 2008 à 15h31 par bombance75
Pour avoir essayé les deux et choisi le Vity, je tempèrerais un peu votre commentaire. En effet, le Vity est extrêmement maniable, nettement plus léger, et pour les petits il permet d'avoir les pieds qui touchent le sol, ce qui est quand même très utile en ville. Quand au coffre, certes, il est plus petit, mais de toutes manière il n'est pas recomnnadé de laisser son casque dans son scooter... et pour transporter des objets il suffit de mettre un top case.
2 | écrit le dimanche 02 novembre 2008 à 15h34 par bombance75
J'oubliais ! en plus le Vity est en promo à 1699 €, ce qui permet de payer une partie des équipements...
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