Alliant sport et confort, les GT sportifs séduisent ! Gilera Nexus 125 / MBK Skycruiser 125 / Malaguti Madison 125

Au premier abord ce sont le Gilera Nexus et le Malaguti Madison qui se distinguent le plus par leur esthétique. Il n’y a pas à dire, si l’on peut parfois critiquer les Italiens, il y a bien une chose que l’on ne peut pas leur enlever : leur talent pour le design. Le Nexus 125 hérite ainsi des mêmes lignes saillantes que ses grands frères 500 et 250 dont l’esthétique a été revue l’an dernier. Point commun avec le Madison, sa face avant est « taillée à la serpe » et munie de prises d’air forcées (factices)… Bellissima ! À l’autre extrémité, la partie arrière pointe vers le ciel et rappelle franchement les motos hypersportives de grosses cylindrées. On apprécie enfin la finition, incontestablement la plus léchée de notre trio. Issu de la dernière refonte de l’an dernier, le Madison « troisième du nom » conserve pour sa part le style sportif qu’on lui connaît depuis son apparition en 1999. Un cran en dessous du Nexus en matière de finition, il reste malgré tout d’une fabrication sérieuse et conserve par ailleurs une ligne plus proche d’un GT avec un vrai pare-brise haut intégré au carénage. On apprécie au passage ses magnifiques optiques effilées qui lui confèrent un regard de félin prêt à attaquer la route. Le Skycruiser est quant à lui plus sobre dans sa présentation avec des courbes plus arrondies. Malgré tout, le jumeau du Yamaha X-Max ne se démet pas, notamment grâce à sa face avant inspirée de son cousin T-Max, et à sa large partie arrière très réussie. Cette fois-ci, le pare-brise est dépendant du guidon. Précisons d’ailleurs que celui du Nexus, bien que réglable en hauteur, ne suffit pas à protéger la tête et les épaules du conducteur, là où ceux du Skycruiser et du Madison assurent une bonne protection avec un léger avantage au Madison. En revanche, le reste du corps est bien abrité sur chacun de nos modèles. Les jambes sont épargnées grâce aux larges tabliers tandis que les mains bénéficient de déflecteurs latéraux.
Sous les selles de nos trois faux GT, on retrouve tout de même des espaces de rangement généreux, particulièrement sur le MBK qui peut contenir jusqu’à deux casques intégraux. Le Gilera se contente pour sa part d’un intégral et d’un demi-jet. Grosse déception en revanche concernant le Malaguti qui ne peut recevoir qu’un seul jet et quelques affaires, un peu juste pour un usage quotidien. De plus, l’ouverture se fait désormais par une serrure séparée à l’inverse de ses deux rivaux du jour. Il se rattrape toutefois grâce à ses petits rangements complémentaires puisqu’il est le seul à offrir à la fois une vraie boîte à gants et un vide-poches, là où le Nexus opte pour un seul petit rangement intégré au tablier, et le Skycruiser pour une boîte à gants peu profonde qui n’accepte en tout et pour tout une paire de lunette ou un portefeuille assez fin. Enfin, les deux Italiens se démarquent par la richesse de leur tableaux de bord. Ils proposent tous deux des petits « plus » comme le compte-tours, la vitesse maximale relevée ou encore le voltage de la batterie et la température extérieure, là où le MBK se contente du minimum acceptable pour la catégorie. Le Nexus et le Madison marquent encore un point supplémentaire sachant que les informations de l’écran digital peuvent défiler facilement grâce à un bouton situé derrière la poignée d’accélération, manipulable en conduisant.
En termes de motorisation, nos trois vedettes se différencient à nouveau. Le Skycruiser est en effet le seul à adopter un moteur à injection de 14,1 ch alors que le Nexus et le Madison reprennent tous deux le bloc Leader 4 soupapes de Piaggio alimenté par un carburateur et développant respectivement 14,5 ch et 14,9 ch. Les consommations ne sont évidemment pas les mêmes. Réputée pour être économique, l’alimentation par injection tient ses promesses avec un bon 3,6 litres pour 100 kilomètres parcourus quand le Nexus et le Madison avalent tous deux environ 4,5 litres. Chose surprenante, bien que le Gilera et le Malaguti soient tous deux équipés du même moteur et que le Nexus soit plus lourd, ce dernier distance le Madison en affichant une belle vitesse de pointe de 115 km/h réels (deux de plus que le Malaguti). Muni d’un moteur souple et qui ne transmet que très peu de vibrations, c’est le Skycruiser qui remporte la palme de la meilleure vitesse de pointe avec deux petits kilomètres/heure de plus (117 km/h). Sur autoroute, les trois véhicules prennent leur distances et du côté du Madison, cet écart pourrait notamment s’expliquer par le grand pare-brise qui augmente la prise au vent. En ville, les deux types de moteurs sont à la fois agréables et vifs. Ici encore, les deux italiens ne réagissent pas de la même façon. Le Gilera paye les frais du trou au démarrage désormais légendaire qui émane du bloc Leader de Piaggio, mais offre des accélérations musclées passé ce cap. Plus régulier, le Madison démarre un peu plus vivement et affiche ses prétentions urbaines avec des reprises satisfaisantes en dessous de 85 km/h. De son côté, le MBK est très linéaire à bas et moyens régimes, ce qui se paye au niveau des sensations. Il s’élance malgré tout assez facilement aux feux, mais accuse un léger retard par rapport à ses adversaires entre 50 et 80 km/h. Rien de bien alarmant toutefois pour ce moteur polyvalent qui allie démarrage rapide et bonne vitesse de pointe, combinaison rare dans la catégorie des scooters 125. On apprécie également la sonorité feutrée et agréable du MBK qui tranche avec les moteurs Piaggio, plus aigus et plus bruyants.
Ce que l’on peut affirmer une fois installé au guidon de chacun de ces véhicules, c’est qu’ils restent tous les trois bien rivés au sol, et ce dans n’importe quelle situation. Cette tenue de route est obtenue grâce à plusieurs paramètres qui en font des scooters à la fois rassurants et sur lesquels on prend beaucoup de plaisir. Leur long empattement et la bonne rigidité des cadres sont ainsi deux facteurs des plus importants. Même lancés à grande vitesse dans les courbes rapides, les trois sportifs se placent naturellement sur leurs appuis et ne se désunissent pas. Un vrai régal, d’autant que les suspensions progressives agrémentent le plaisir de conduite. N’oublions pas de préciser que la taille des roues joue également un rôle très important, tant au niveau de la tenue de route que du confort général. Ces trois véhicules sont équipés de roues de 14 pouces et le Skycruiser adopte même une jante de 15 pouces à l’avant. Sachez, pour faire une comparaison, que la plupart des scooters de ce gabarit adoptent des pneumatiques de 12 ou 13 pouces. Le plus efficace des trois reste tout de même le Nexus que l’on croirait littéralement fixé à un rail, lorsque le Skycruiser avoue une petite faiblesse à vive allure, traduite par de (légers) mouvements parasites dans les longs virages. Le Madison s’en sort aussi avec les honneurs sur ce chapitre et s’affiche d’ailleurs comme le meilleur compromis agilité/stabilité.
Mais plus que les performances qui restent finalement comparables pour un conducteur moyen, ce sont surtout les positions de conduite qui vous permettront de trancher entre nos trois sportif-GT. Le MBK propose ainsi une ergonomie assez spécifique. Comme sur un scooter à grandes roues, les jambes sont pliées à 90° et le dos bien droit. L’ensemble est plutôt confortable si l’on omet une selle un peu ferme et l’impossibilité de tendre les jambes en avant et un manque de place pour les pieds. Incontestablement le plus sportif du trio, le Gilera propose une posture assez exclusive, avec un guidon bas et surtout une selle démesurément haute. Si le buste est légèrement penché vers l’avant, on apprécie néanmoins le plancher surélevé qui permet d’étendre légèrement les jambes dès que l’horizon se dégage, mais aussi la souplesse de la selle et des suspensions, très agréable au quotidien. Le Madison se place à cette occasion dans un autre registre et accentue son caractère de GT. Avec son plancher étiré qui permet d’adopter une vraie position « jambes en avant », on est loin des positions de conduite radicales imposées par ses deux concurrents. L’ensemble selle/suspension est également assez progressif en gage de confort. Une fois notre balade terminée, il est temps de rentrer… aux heures de pointe ! Nos trois vedettes se montrent alors assez agiles en milieu urbain. Le Skycruiser et le Madison sont tous les deux très stables à très faible allure, et profitent de leur centre de gravité assez bas pour se faufiler aisément entre les voitures. Poids élevé, encombrement maximum et centre de gravité assez haut perché (pas étonnant avec une telle hauteur de selle !), le Nexus se montre forcément un peu moins à son avantage dans un tel exercice.
MBK Skycruiser 125
3 990 €
Les points forts
- Vitesse maxi
- Volume Coffre
- Autonomie
Les points faibles
- Position des pieds
- Reprises à mi-régime
- Selle ferme
0-100 m D.A : 8,4 sec | Vitesse maxi : 117 km/h | Consommation : 3,4 l/100 km | Autonomie : 360 km | Diamètre braquage : 4,80 m
Malaguti Madison 125
3 890 €
Les points forts
- Confort
- Look sportif
- Protection
Les points faibles
- Volume coffre
- Ouverture du coffre
- Petit réservoir
0-100 m D.A : 8,5 sec | Vitesse maxi : 113 km/h | Consommation : 4,5 l/100 km | Autonomie : 200 km | Diamètre braquage : 3,90 m
Gilera Nexus 125
4 099 €
Les points forts
- Confort selle/suspension
- Tenue de route
- Design sportif
Les points faibles
- Selle haute
- Poids élevé
- Protection haut du corps
0-100 m D.A : 8,5 sec | Vitesse maxi : 115 km/h | Consommation : 4,8 l/100 km | Autonomie : 288 km | Diamètre braquage : 4,80 m
Pour en avoir eu un (avant de prendre un Sat 500) je peux dire que je laissais ces scoots sur place au démarrage, en accélération, ou même en montée !
Dès lors, parler de scoot sportifs me paraît abusif...
Compare ce qui est comparable, nous avons à faire à des scooter dépourvus de Kompressor et à 500 € de moins minimum. Ajoute-y un entretien hors de prix et une ligne de bagnole et tu comprendras pourquoi le Satelis n'a rien à faire ici.
Pour finir, capacité d'emport quasi-nulle.
Que choisir comme scoot 125
Je dois m'en procurer un en janvier 2008
Faut il que j'attende le X7 de PIAGGIO?
SKYCRUSER parait meilleur que les deux autres et présente las caracteristiques similaires au X MAX
Pourquoi est il moins chère
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