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mis en ligne le : mercredi 18 juillet 2007

Quatre concepts de scooter pour le bon choix !

Texte : Julien | Photos : Mecamix
Nous l’avons constaté lors de nombreux sujets, choisir un scooter adapté à son parcours permet bien souvent de faire des économies. Encore faut-il pour cela connaître les catégories existantes et leurs domaines de prédilection respectifs. Voici donc une confrontation mêlant les quatre types de scooter que l’on rencontre le plus fréquemment sur nos routes pour vous aider à faire le bon choix. Par entrée en scène, nous vous proposons l’urbain Kymco Agility 125 à 1 699 € , le « grandes roues » Honda SH 125 à 3150 €, le sportif Derbi 125 GP Max à 2999 € et le GT Peugeot Satelis 125 Premium à 3 799 €.
Prise en main, aspects pratiques, performance, confort de conduite et, bien sûr, tarif voici les principaux paramètres qui permettent de distinguer les différentes classes de scooters. Béquillés les uns à côté des autres, on remarque d’ailleurs rapidement que nos quatre modèles du jour ne jouent pas dans la même cour. Du citadin au GT en passant par le sportif ou le grandes roues, il y en a pour tous les goûts et pour toutes les bourses.

« Citadins » et « grandes roues », adaptés à la cité !

Dans notre quatuor, le Kymco Agility fait figure de « Petit Poucet ». Digne représentant de la catégorie des « citadins », le taïwanais ne propose qu’un équipement limité. Le coffre ne loge qu’un casque jet et l’instrumentation est réduite à sa plus simple expression. En revanche, son plancher plat permet de balader un petit sac à dos malgré ses dimensions réduites. Reste qu’à 1 699 euros, le Kymco compte parmi les scooters 125 les plus abordables. Certains 50 dont la cylindrée est portée à 100 cm3 sont même affichés à moins de 1 500 euros. Proche du concept des citadins, les « grandes roues » se distinguent comme leur nom l’indique par la taille généreuse de leurs pneumatiques (15 ou 16 pouces). Si elle participe au sentiment de sérénité, la grande roue arrière limite souvent l’espace pour le coffre. Heureusement, le Honda SHi que nous avons choisi pour évoquer cette catégorie est vendu de série avec un top case pour les limiter les dégâts. Comme bon nombre de grandes roues, le Honda offre aussi un plancher plat et une petite boîte à gants sur le tablier, ainsi qu’un porte-paquets et de généreuses poignées de maintien. L’instrumentation est relativement fournie, et même si le SHi est plutôt bien équipé (ce qui justifie son prix élevé), les grandes roues demeurent en général plus probantes que les simplistes citadins à ce chapitre.

« Sportif » ou « GT », c’est le choix de l’exclusivité ou du confort

Côté esthétique, c’est le Derbi GP Max qui se met clairement en évidence avec une ligne tranchante et agressive. Il est le sportif du groupe et tout évoque la performance sur ce chef d’œuvre visuel, parfois même au détriment de l’équipement. Confort minimaliste, instrumentation peu lisible, énorme poutre centrale entre les jambes, le Derbi ne fait pas dans le compromis et cette exclusivité se paye en plus au prix fort (encore que ce modèle a vu son tarif passer sous les 3 000 euros). Comme sur les deux autres scooters, la protection est enfin inexistante en l’absence de pare-brise. Derrière sa ligne inspirée de l’automobile, le Peugeot est le gros-porteur du groupe. Coffre volumineux, pare-brise haut, selle bien dimensionnée et vaste espace pour les jambes, les GT sont tout simplement les scooters 125 les plus spacieux. Ce précieux confort s’accompagne toutefois de quelques revers : lourds et encombrants, ils réclament davantage d’expérience et d’attention à la conduite. Leurs multiples équipements et leurs tableaux de bord dignes d’une automobile alourdissent également la facture qui monte dans certains cas à plus de 4 000 euros.

Naturels, oui, mais pas tous au même degré

Une fois sur la selle, la prise en main s’avère en rapport avec le gabarit et le poids de nos scooters. Léger et très maniable avec ses petites roues, le Kymco est un modèle de facilité. On lui reprochera pourtant une selle un peu haute (ce qui n’est pas souvent le cas chez les citadins) et surtout un caractère moteur marqué qui ne facilite pas toujours les opérations. En outre, son gabarit de « poids plume » offre un espace limité et les grands gabarits s’y sentiront vite à l’étroit. Le SHi se montre plus accueillant à ce chapitre. Le poids est plus élevé, mais il offre une souplesse d’utilisation remarquable, en particulier en termes de motorisation et de suspensions. Instinctif et sécurisant, il est le plus facile à dompter et jouit qui plus est d’un freinage avant-arrière couplé, idéal pour les débutants. Le Derbi et le Peugeot sont légèrement en retrait. Malgré le confort offert par la selle et le plancher étiré, le poids du Satelis et ses formes généreuses le rendent un peu lourdaud. Les habitués des GT ne seront pas surpris puisqu’il s’agit là d’un comportement typique de la catégorie (le Peugeot s’en sortant plutôt bien face à ses concurrents). Pour autant, un non-initié pourra facilement se mettre en situation délicate, que ce soit au freinage ou en manoeuvrant à faible allure. Bien qu’un peu plus compact, l’espace extrêmement condensé du Derbi n’est pas non plus très rassurant. Chaque organe a sa place et ne la quitte plus, ce qui provoque un léger sentiment de claustrophobie. En outre, la selle très ferme et inclinée sur l’avant nuit au confort et le train avant assez lourd ne met pas non plus en confiance dans un premier temps. Finalement, c’est la raison pour laquelle les GP Max et Satelis font jeu égal quant à la facilité de prise en main.

Performances, pas de surprises !

Côté motorisation, nos quatre scooters restent fidèles à des monocylindres comme tous les scooters 125 cm3. De la même manière, les transmissions sont traditionnellement confiées à des variateurs à courroie. Reste que les moteurs comme les variations évoluent selon les concepts. Le Kymco étant destiné aux agglomérations, sa puissance est volontairement contenue. Il hérite en conséquence d’un monocylindre à refroidissement par air de seulement 9,3 chevaux, une motorisation simple et économique qui permet de conserver un prix réduit à l’achat comme à l’usage (consommation, entretien…). En tant que citadin, l’Agility se doit néanmoins de privilégier les démarrages. Il opte donc pour une transmission très courte qui lui permet de s’élancer avec punch, son poids plume aidant. En contrepartie, il plafonne vite passé 70 km/h et sa vitesse de pointe, chronométrée à 92 km/h, est la plus basse du groupe. Également urbain dans l’âme, le « grandes roues » tente de se montrer plus polyvalent. Il opte ainsi pour un monocylindre à refroidissement liquide et une alimentation par injection pour une puissance de 13,1 chevaux (plutôt élevée pour la catégorie). La transmission est également un peu plus longue. S’il s’élance avec douceur, le Honda accroche ainsi un bon 104 km/h chrono sur voie rapide. Sportifs et GT sont en général équipés des motorisations les plus pointues dans cette cylindrée. Dans notre cas, deux monocylindres à refroidissement liquide et 4 soupapes. Ils en tirent ainsi une puissance élevée de 15 chevaux, soit le maximum autorisé par la loi pour rester accessible aux titulaires du permis B. En règle générale, les sportifs tirent un peu plus court et offre des démarrages plus rapides, mais une vitesse de pointe moins élevée. C’est d’ailleurs le cas ici puisque le Peugeot s’illustre avec un bon 115 km/h réels contre seulement 108 km/h pour le GP Ma. Le Satelis étant particulièrement prompt à s’élancer, il se permet en revanche de dépasser rapidement le Derbi au démarrage. Il faut dire que celui-ci hérite d’un moteur signé Piaggio (celui du X9) qui accuse un léger temps de réaction. En toute logique, plus le véhicule est lourd et puissant, plus il consomme de carburant. Cela dit, les véhicules les plus récents, généralement équipés de l’injection en lieu et place du carburateur, ont progressé dans ce domaine. Voilà qui explique les consommations particulièrement basses du Peugeot et du Honda.

Urbains à 100 %...


Plus que les motorisations ou les performances, ce sont surtout les différents comportements qui vont offrir à chacun de ses quatre types de scooter leur domaine de prédilection. Chaussés de jantes de petites taille (12 pouces dans le cas du Kymco) et doté d’un gabarit compact, les citadins sont avant tout conçus pour offrir une agilité maximale. On tourne dans un mouchoir de poche et se faufiler entre les voitures arrêtées est un jeu d’enfant. Revers de la médaille, la stabilité à plus vive allure est nettement plus aléatoire. Manque de rigueur, hyper sensibilité du train avant, suspensions et colonnes de direction très sensibles aux irrégularités du bitume, les citadins en général, et l’Agility en particulier, ne sont pas étudiés pour tailler la route. Le freinage est en général très efficace vu le faible poids (celui du Kymco est même un peu trop mordant ! Plus polyvalent, le Honda SHi profite de ses grandes roues en termes de tenue de route. Que ce soit sur sol lisse ou accidenté, il garde son cap sans souci et fait preuve d’une précision de conduite appréciable. C’est le propre de cette catégorie également pensée pour le milieu urbain et qui conserve en général un diamètre de braquage réduit pour une maniabilité convenable. Le SHi profite en plus de ses suspensions remarquables et de son freinage couplé rassurant. Le confort de conduire est satisfaisant même si le manque de protection reste pénalisant sur voie rapide.

… Ou polyvalents ?


En termes de confort, c’est donc le GT qui demeure la référence absolue grâce à sa bonne protection, au poste de pilotage très bien agencé et à ses bonnes dispositions pour le duo. Généralement dotés de roues de tailles moyennes, les GT sont un bon compromis entre agilité et stabilité et permettent d’emprunter tous les types de parcours même si leur gabarit les rend plus difficiles à manier dans un trafic très dense. Certains privilégient tout de même la maniabilité : c’est le cas du Peugeot Satelis axé vers la ville et certainement le plus polyvalent de GT. Seule contrepartie, le scooter français pâti d’un léger manque de précision à vitesse élevée. D’autres modèles offrent au contraire d’excellentes qualités dynamiques sur voies rapides, mais sont un peu patauds en ville avec un train avant plus lourd. Le freinage est en général assez performant. Certains GT se dotent d’ailleurs d’assistance comme le couplage avant-arrière, le Peugeot restant tout de même le seul 125 à proposer l’antiblocage ABS en option. Reste enfin le sportif du groupe : chaussé de jante de 14 pouces, le Derbi se caractérise par sa brillante tenue de route. Incisif, stable sur ses appuis, la vitesse de passage en virage est élevée et les possibilités d’inclinaison semblent infinies. En revanche, comme sur les plus gros GT, le train avant demande quelques efforts à faible allure. Le GP Max reste toutefois à son aise en ville grâce à son poids raisonnable. Il demeure en revanche constamment pénalisé par ses suspensions très fermes. La moindre portion de route accidentée ou pavée vire même au cauchemar pour le dos du conducteur. Si le freinage de l’Espagnol manque un peu de mordant, ce n’est généralement pas le cas dans cette catégorie.

Faire le bon choix


Au final, ces quatre scooters ne se ressemblent ni dans leur approche, ni dans leurs prix. Si les « Citadins » et les « grandes roues » se montrent parfaits en milieu urbain, il manque légèrement de polyvalence pour convaincre les plus gros rouleurs. Ils sont en revanche les plus abordables et facilement manoeuvrables et constituent en cela une bonne alternative pour un premier achat. Plus luxueux et adaptés à toutes les situations, le scooter GT réclame toutefois plus d’expérience et de moyens. Il reste toutefois la crème des scooter 125 et demeure très apprécié par les conducteurs expérimentés qui souhaitent un maximum de confort et de polyvalence. Plus atypiques, les sportifs sacrifient bien souvent confort et équipements pour les sensations de conduite. Cette exclusivité, elle aussi payée au prix fort, les destine avant tout à une clientèle limitée peu attentive à l’agrément de conduite. Dans tous les cas, choisir un scooter nécessite une bonne période de réflexion. Car si un prix « mini » induit souvent quelques sacrifices, il n’est pas non plus indispensable de disposer d’un scooter haut de gamme pour un parcours quotidien qui se limite à quelques remontées de grands boulevards, d’autant qu’un luxueux GT n’est pas nécessairement le plus approprié dans ce cas de figure. Faire le bon choix n’est donc pas toujours une question de moyens, il s’agit bien en premier lieu de s’orienter vers un véhicule adapté à son parcours et à ses attentes.

En bref
LE CITADIN
Idéaux pour les débutants, les scooters citadins sont l’outil parfait pour ceux qui ne fréquentent que les centres-villes. Faciles à manier et à béquiller, ils feront aussi le bonheur de ces dames. Ils sont enfin les scooters les plus abordables à l’achat comme à l’entretien. Seul bémol, il faudra se faire à leur confort perfectible et les grands gabarits ne seront pas très à l’aise. Quant aux voies rapides, ils s’y accommodent seulement à l’occasion et en cas de force majeure.

Les mesures
0-100 m D.A : 9 s
Vitesse maxi réelle : 92 km/h
Consommation moyenne : 3,4 l/100 km
Autonomie : 160 km

Les points Forts
- Conduite facile
- Maniabilité en ville
- Prix réduit

Les points Faible
- Vitesse limitée
- Confort sommaire
- Manque d’équipements

LE GRANDES ROUES
Il s’agit encore de scooters à vocation urbaine qui favorisent la tenue de route et le confort de conduite par rapport aux citadins. La vitesse de pointe est généralement plus élevée que sur ces derniers et le gabarit plus flatteur autorise le duo de temps à autre. Dommage que le rangement ne soit pas à la hauteur. Si le Honda est un peu cher, ce qui est justifié par ses équipements, d’autres modèles sont plus abordables même s’ils restent plus coûteux que les citadins.

Les mesures
0-100 m D.A : 9,1 s
Vitesse maxi réelle : 104 km/h
Consommation moyenne : 4 l/100 km
Autonomie : 185 km

Les points forts
- Stabilité
- Maniabilité en ville
- Plancher plat

Les points faibles
- Petit coffre
- Absence de protection
- Performances moteur

LE SPORTIF
Totalement déconseillés au quotidien, ces scooters sont à la fois irrésistiblement attirants lorsqu’on aime les sensations fortes. Leur tenue de route est impressionnante et les performances parmi les plus élevées des scooters 125. Il faudra toutefois sacrifier le confort de conduite et les aspects pratiques, la selle étant très haute et pénalisant l’accessibilité. Mais la passion a ses raisons, que la raison ignore… Alors pourquoi ne pas se laisser tenter si vous en avez les moyens ?

Les mesures
0-100 m D.A : 8,7 s
Vitesse maxi réelle : 108 km/h
Consommation moyenne : 5 l/100 km
Autonomie : 220 km

Les points forts
- Tenue de route
- Performances moteur
- Esthétique

Les points faibles
- Confort inexistants
- Aspects pratiques
- Prix

LE GT
C’est LA catégorie qu’apprécient les Français. S’ils demandent un peu d’expérience, les GT sont de vrais palaces roulants et offrent d’excellentes vitesses de pointe. Idéaux pour les déplacements quotidiens un peu longs, ils s’accommodent aussi aux trajets en ville même s’ils ne sont pas aussi maniables qu’un citadin ou qu’un grandes roues. Leur prix est évidemment élevé, à l’achat comme à l’entretien, mais ils se revendent très bien sur le marché de la deuxième main.

Les mesures
0-100 m D.A : 8,5 s
Vitesse maxi réelle : 115 km/h
Consommation moyenne : 4,2 l/100 km
Autonomie : 300 km

Les points Forts
- Agrément de conduite
- Performances moteur
- Rangements nombreux

Les points faibles
- Prix élevé
- Maniabilité à faible allure
- Gabarit et poids imposants

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