Nos autres sites: Boutique Motor Infos | Moto Technologie | |
Comparateur
 
Dossier
> Home | Dossier | Comparatif | Transports urbains, le prix de l’indépendance !
mis en ligne le : jeudi 23 août 2007

Transports urbains, le prix de l’indépendance !

Texte : Damien et Julien | Photos : Mecamix et DR
Embouteillages, grèves, correspondances, le raz le bol du transit quotidien fait que ne nombreux usagers pensent de plus en plus au deux roues pour revivre. A voir nos rues chaque matin, vous êtes de plus en plus nombreux à abandonner votre routine « métro ou auto et boulot-dodo » mais certains hésitent encore pour des questions purement financières ou pratiques. Alors le deux-roues peut-il vraiment faire l’équilibre dans ce rapport temps/agrément/argent ? Scooter-infos a mené l’enquête sans détour pour vous permettre d’en juger. Notre potion n’est pas miraculeuse, elle est juste apaisante !
Est-il vraiment plus coûteux de prendre chaque jour son véhicule personnel que le bus? Vu la flambée des prix du baril de pétrole et le coût d’une année d’assurance, cette enquête aurait -à peine commencée- toutes ses chances de finir au fond du placard. Surtout que traverser Paris en voiture aux heures de pointe est devenu un véritable parcours du combattant. Alors, victoire au métro ou au tout nouveau tramway ? Pas forcément, en particulier si l’on ajoute les facteurs temps et surtout confort d’utilisation.

Transports publics, économie assurée…

Pourtant, une chose est sûre : les transports publics se présentent aux yeux des citadins comme le moyen de transport idéal. Sur le papier seulement car il n’est pas le plus rassurant et le plus ponctuel d’après les enquêtes d’usagers. Ils n’imposent aucune responsabilité et se détachent de toute contrainte financière. Toute ? Non, il existe un coût obligatoire pour se déplacer dans les grandes agglomérations. Prenons l’exemple parisien qui a servi de référent dans cette étude. Le prix unitaire du ticket  de métro est de 1,40 €, qu’il s’agisse de parcourir deux stations ou le réseau entier. Aussi, les systèmes de cartes permettent de faire des économies d’échelle importantes. La plus courante est la « Carte Orange » qui a le mérite de se consommer à la semaine ou au mois, sans obligation d’abonnement. Un concept intéressant pour ceux qui permutent entre voiture et métro ou qui utilisent bus/train/metro pour leur parcours du travailleur. Les inconditionnels du Métro/RER pourront encore faire baisser la note avec les abonnements annuels de plus en plus diversifiés et adaptés à chacun. Dans tous les cas, les transports publics obéissent à une seule et même règle : plus l’usager demeure loin, plus la facture de ses trajets est salée. Une déduction logique, mais qui peut sérieusement alourdir les frais pour les plus éloignés qui doivent recourir au RER et parfois même aux trains régionaux. D’autant plus que le STIF (Syndicat des transports d’Ile-de-France) a encore haussé les prix de 1,92% en moyenne depuis le 1er juillet 2006. Une résolution qu’elle vote tous les ans à cette même date. Il s’agit par ailleurs du même jour que l’augmentation du SMIC.  Une façon comme une autre de noyer le poisson !

Le prix, mais à quel prix ?

Les transports publics sont donc dans l’absolu la solution la plus abordable pour la mobilité urbaine. La plus économique d’accord, mais pas la moins stressante reconnaissons-le ! Dans notre quête de la sérénité, l’association métro-RER demeure ainsi en tête des poisons à éviter. Qu’il s’agisse de la RATP ou de la SNCF, l’engorgement et la saleté ne peuvent être contrôlés. Rames et wagons bondés aux heures de pointe, odeurs nauséabondes, la foule se tasse, se marche sur les pieds, se colle jusqu’à l’asphyxie. Certains, raisonnables, prendront leur mal en patience et attendront, une fois de plus, le prochain métro. Mais autant dire que dans ces moments, l’attente est interminable. On ne parle pas non plus des interminables couloirs à traverser à pied ou de l’impossibilité de rentrer chez soi entre minuit et cinq heures du matin, sans recourir aux taxis (payés au prix fort !) ou encore de l’insécurité de certaines gares ou train pas toujours bien fréquentées. Et comble de tout pour le moyen de transport le plus prévisible en apparence, les journées de grève se succèdent depuis quelques années avec un trafic nettement ralenti quand il n’est pas bonnement bloqué. Ajoutons à cela des itinéraires parfois rallongés par le jeu des multiples changements de ligne ou des temps de marche importants lorsque la gare n’est pas à proximité et on obtient finalement un moyen de transport, certes économique, mais relativement usant à la longue. Le fin du fin lorsque l’on emprunte les transports en commun reste l’ambiance mélancolique des voyages. Têtes baissées, fatiguées ou stressées : un décor hostile et indélébile dans lequel certains ne voient même plus la lumière du jour en période hivernale.

Automobile, en voie de disparition !

À ce prix-là, voiture et scooter n’ont-ils pas les moyens de rivaliser ? Ce n’est un secret pour personne : la voiture est le moyen de transport le moins pratique en ville. Bouchons, odeurs insupportables des pots d’échappements, stress des klaxons : les irréductibles prennent pourtant leur mal en patience pour affronter la « jungle des voies saturées ». Dans les files, les voitures ressemblent à des cercueils ambulants qui se serrent allant jusqu’à se percuter. Leurs occupants étouffent, se crispent, paniquent et finissent systématiquement par se disputer quand ils n’en viennent pas directement aux mains. Les exemples d’incivilité ne se trouvent pas que dans les stades de foot, on les retrouve aussi sur les routes où le plus timide des citoyens peut vite se transformer en anarchiste rustre et mal éduqué ! Mais l’attitude est presque compréhensible. Tomber nez à nez avec un bouchon perturbe l’emploi du temps d’une journée entière parfois de plusieurs heures. Rater un rendez-vous important peut faire perdre ses moyens à n’importe qui. Sans compter qu’il faut encore stationner une fois à destination. Si les plus fortunés ont encore les moyens de s’offrir une place de parking, la majorité doit encore passer de longues minutes à trouver le précieux emplacement qui se monnayera au prix fort. À cela s’ajoutent les frais importants induits par l’automobile. Assurance, carburant, entretien : un vrai gouffre financier que celui d’assumer son véhicule. Alors certes, le confort offert n’a aucun équivalent, mais les inconvénients l’emportent peu à peu sur cet unique avantage, d’autant que la flambée des prix du pétrole et les politiques urbaines menées par nos dirigeants vont clairement dans ce sens.

Le scooter prend de la vitesse

Le phénomène a d’ailleurs largement contribué à l’essor du troisième mode de transport devenu incontournable dans les métropoles : le deux-roues et le scooter en particulier. Il faut dire que depuis un décret de 1996, autorisant les titulaires du permis B (auto) à prendre le guidon des deux-roues 125 cm3, le scooter est entré dans une nouvelle dimension. La progression des ventes ne cesse de croître et vous êtes chaque année plus nombreux à franchir le cap. Moins cher qu’une automobile à l’achat comme à l’entretien, flirtant avec la barre des 115 km/h (bien suffisant sur les voies périphériques et autoroutes urbaines), le scooter se révèle indiscutablement comme le moyen de locomotion individuel le plus astucieux et le moins cher (si l’on exclut le vélo) pour tout citadin. Argument majeur, le stationnement est gratuit mais de moins en moins toléré sur les trottoirs. Il ne vous coûtera pas un sou supplémentaire (sauf les rares contraventions signées de la main d’agents zélés, une par an tout au plus !). Exit donc les temps d’attente dans des files embouteillées ou le quart d’heure nécessaire au stationnement, l’engin se faufile partout et nargue les automobilistes lassés. Il vous rend autonome et vous permet surtout d’arriver à l’heure à vos rendez-vous sans prévoir de marge temporelle démesurée. Bref, il y a là de quoi concurrencer sérieusement le côté économique des transports en commun ou confortable de l’automobile.

À chaque inconvénient sa solution !

Bien sûr, le scooter a aussi ses limites qui doivent être prises en compte dans votre analyse. On lui reproche d’abord sa dangerosité. Certes, les risques sont évidemment plus élevés qu’en métro et le conducteur d’un deux-roues sera toujours plus vulnérable que celui d’une auto. Pour autant, les statistiques sont formelles. Malgré l’augmentation du nombre de deux-roues 125, la catégorie est moins accidentogène que celle des motos de cylindrée supérieure. Vitesses moins élevées, poids inférieur et transmission automatique, le scooter est plus facile à manœuvrer et pardonne davantage les erreurs. En outre, si aucune formation n’est obligatoire, de nombreuses solutions existent aujourd’hui pour apprendre à maîtriser son scooter avant de se lancer (liens scooterécole). Enfin, les constructeurs progressent chaque année au niveau sécurité : anti-blocage de roues ABS, freinage avant et arrière couplé, scooter à trois roues, équipement novateur (blouson airbag…), et peut être bientôt l’Airbag intégré au scooter. La sécurité est aujourd’hui la préoccupation première des acteurs de ce monde et les scooters 125 sont plus sûrs d’année en année. Ajoutons enfin que pour un conducteur expérimenté, raisonnable et vigilant, les risques sont aussi très nettement diminués. Autant de raisons qui expliquent que le scooter n’est plus l’apanage de dandys rêvant de rouler cheveux aux vents comme Mastroianni dans la « Dolce Vita » ou Gregory Peck dans « Vacances romaines ». Étudiants fauchés, cadres pressés ou femmes affranchies, le scooter s’est démocratisé et le public s’élargit toujours davantage. Un bref sondage auprès de propriétaires vous permettra de mesurer à quel point ce moyen de transport peut vous changer la vie. Autre point noir du deux-roues : l’exposition à la pluie et au froid en saisons froides. Difficile en effet d’arriver au bureau ou au restaurant chaussures et pantalons mouillés et mains paralysées par le froid ! Pourtant, là encore, on trouve aujourd’hui de nombreux accessoires qui évitent ces petites déconvenues. Avec tabliers, manchons, combinaisons de pluie, voire poignées chauffantes et surbottes, rester au sec et au chaud en toute saison n’a plus rien d’exceptionnel. Il faut tout juste prévoir le budget nécessaire pour cela, ce que nous avons fait dans cette étude. Prise de recharge pour portables, pare-brise, vide-poches, coffre de selle, le scooter rassemble en outre tout un assortiment d’équipements pratiques dignes d’un quatre-roues.

Une étude qui vous ressemble

Pour bon nombre d’entre-vous, le facteur financier reste celui qui prédomine. Les chiffres étant la meilleure preuve qu’il soit pour étayer nos propos, nous avons dressé un tableau comparatif impliquant le prix (tout compris) de nos trois modes de transport pour une année. Notons que dans le cas de l’automobile et du scooter, nous avons tenu compte du carburant payé, de la décote moyenne du véhicule dans le temps et de sa revente pour n’obtenir que la dépense réellement assumée par le propriétaire. Il reste néanmoins nécessaire de disposer au départ des fonds nécessaires à l’achat. Pour affiner notre recherche, nous avons pris quatre itinéraires différents pour que chacun ait un référent plus ou moins proche de sa situation personnelle. Vous verrez que le résultat est sans réelle surprise et que les transports en commun restent de loin le moyen de mobilité le plus accessible. Pour autant, nous avons calculé les différences de prix de la manière la plus réaliste possible. Vous pouvez donc vous faire une idée juste de ce qu’engendre financièrement l’achat d’un scooter selon votre situation. Le reste est une question de choix. Tout dépend finalement du prix auquel vous estimez votre liberté de déplacement et le temps gagné qu’elle induit. Et si le coût à l’année vous paraît important, relativisez en faisant le calcul au mois ou à la journée. Vous verrez que le prix à payer n’est pas si important. D’autant qu’il est encore possible de faire baisser la note en optant pour un modèle moins cossu, un achat d’occasion ou une cylindrée (50 ou 100 cm3). Sommes toutes, 1000 euros sur l’année ne représente  que 3 euros par jour, soit un demi paquet de cigarettes pour les fumeurs, un dessert non avalé pour les gourmands ou encore un produit de beauté en moins par semaine pour les coquettes. Alors franchement, le jeu n’en vaut-il pas la chandelle ?

Coûts de revient annuels de la mobilité urbaine

Cas 1, Paris intramuros
Paris – Pte de Versailles / Paris - Nations

Transport en commun
525,20 € / an

Carte orange zone 1-2


Scooter*
1 446 € / an

Coût annuel : 415 €
Assurance : 499 €
Carburant : 150 €
Équipement : 216 €
Entretien : 166 €

Auto**
3 168 € / an

Coût annuel : 1400 €
Assurance : 275 €
Carburant : 225 €
Entretien : 68 €
Stationnement : 1 200 €


Cas 2, 1ère et 2ème couronne
Pont de Suresnes (92 150)/ Paris – Nations
Distance : 26 km/AR

Transport en commun
701,80 € / an

temps : 36 mn
Carte orange zone 1-3


Scooter*
1 958 € / an

temps 21 mn
Coût annuel :  557 €
Assurance : 499 €
Carburant : 326 €
Équipement : 216 €
Entretien : 360 €

Auto**
3 515 € / an

temps 58 mn
Coût annuel :  1400 €
Assurance : 280 €
Carburant : 489 €
Stationnement : 1 200 €
Entretien : 146 €


Cas 3, 3ème et 4ème couronne
Montmorency (95 160)/Paris – Nations
Distance : 38 km/AR

Transport en commun
870,10 € / an

Carte orange zone 1-4

Scooter*
2 424 € / an

Coût annuel : 699 €
Assurance : 499 €
Carburant :  480 €
Équipement : 216 €
Entretien :  530 €

Auto**
3 972 € / an

Coût annuel : 1400 €
Assurance : 280 €
Carburant :  719 €
Stationnement : 1 200 €
Entretien : 373 €

Cas 4, Grande Banlieue
Evry (91 000) / Paris – Nations
Distance : 66 km/AR

Transport en commun
1 042,80 € / an

Carte orange zone 1-5

Scooter*
3 368 € / an

Coût annuel : 911 €
Assurance : 499 €
Carburant : 827 €
Équipement : 216 €
Entretien : 915 €

Auto**
4 596 € / an

Coût annuel : 1400 €
Assurance : 254 €
Carburant : 827 €
Stationnement : 1 200 €
Entretien : 915 €

* Peugeot Satelis 125 Premium (3 799 euros ; conso. moyenne : 4,3 l/100 km)
** Peugeot 206 Urban, 1,4 essence (12 000 euros, 6,3 l/100 km)


Méthodologie
Sur quel énoncé nous sommes-nous appuyés pour parvenir à ces résultats ? Simplement sur un conducteur qui fait, 5 jours par semaine, un aller-retour entre son lieu de travail et son domicile. Partant du principe que 90% de la population est salariée, nous avons pris en compte les 5 semaines de congés payés dont elle dispose. Autrement dit, il ne reste plus que 47 semaines travaillées. Nous avons pris l’exemple de quatre parisiens empruntant différents itinéraires plus ou moins proches de la capitale pour se rendre dans le centre de Paris. Pour les coûts des véhicules individuels (voiture et scooter 125), nous sommes parti de véhicules neufs et avons tenu compte de toutes les charges qui découlent de leurs utilisations. Dans les deux cas, il vous faudra compter avec l’assurance, l’entretien et le prix du carburant. Nous avons aussi décompté la revente du véhicule (en se fiant aux valeurs moyennes admises par les spécialistes de l’occasion) pour ne répercuter que la dépense réelle engendrée pour le conducteur. Le scooter sera ainsi revendu après trois ans d’utilisation, la voiture, après 5 ans de bons et loyaux services. Le scooter nécessitant quelques équipements spécifiques, nous avons ajouté 500 euros pour une tenue complète et quelques accessoires d’hiver, le tout amorti sur trois ans. En voiture, il vous faudra également compter le stationnement. Nous avons donc considéré que nos utilisateurs louaient une place de parking (100€ /mois), ce qui revient moins cher que de payer l’emplacement à l’heure. Enfin, concernant les transports publics, nous avons opté pour la « Carte Orange » prise au mois.

Réaction(s) (2)
1 | écrit le vendredi 25 juillet 2008 à 11h04 par Anh Tuan
C'est exactement la réaction que j'ai eu face aux mutiples problèmes rencontrés avec les transports en commun (RER A). J'ai décidé de sauter le pas en achetant un 125 cette année.
2 | écrit le mardi 09 septembre 2008 à 21h44 par suly60
Très bon article :) Il existe cependant des scooters 125 coutant moins cher et consommant moins. 255€ l'assurance sur paris pour les voitures ?? Par cher moi c'est minimum 500€ (avec le bonus max).
Réagir sur ce dossier :
Pseudo :

Email : (ne sera pas affiché sur le site, mais un mail de validation vous sera envoyé)

Votre commentaire :

Smiley: :evilgrin: :waii: :unhappy: :tongue: :surprised: :smile: :happy: :wink:
Recopiez le code ci-contre (chiffres uniquement):
Occasions scooter
Vidéo scooter
Librairie
Boutique
.: Tags :.
23 visiteurs actuellement sur le site.