Après un succès retentissant de ces deux dernières années, le Piaggio X8 évolue en 2006 et devient « Premium » pour mieux lutter contre la concurrence fraîchement débarquée à commencer par le Peugeot Satelis. Deuxième et troisième vente de l’année 2006, qu’elle est la meilleure affaire ?
Le GT italien reçoit quelques modifications esthétiques (spoiler arrière notamment…) et une nouvelle clé de contact à ouverture du coffre à distance. Les deux scooters adoptent des gabarits et même des philosophies assez proches alors que seulement 109 euros les séparent. Côté pratique, le Piaggio s’illustre toujours avec son astucieux coffre à double ouverture, déverrouillable électriquement au guidon, et désormais à distance avec la plip intégré à la clé de contact. En revanche, le X8 accuse le poids des années côté conception avec quelques détails qui trahissent son ancienneté, à l’image de son alimentation par carburateur (injection sur le Peugeot) ou son tableau de bord entièrement analogique, un peu désuet face à la modernité du GT français. La capacité de rangement est également inférieure avec un petit vide-poche et un coffre qui n’avale qu’un casque intégral et un jet contre deux intégraux pour le Satelis.
Qui se ressemblent s’assemblent
Une fois au guidon, on retrouve une ergonomie assez proche avec une selle à peine plus basse également effilée sur sa partie avant. Le plancher long permet là encore d’étendre les jambes. En revanche, le guidon est un peu plus haut et plus étroit, le passager est aussi moins bien loti, avec une selle courte qui le repousse vers le support des poignées de maintien. Question motorisation, le Piaggio accuse un léger trou au démarrage et laisse donc partir le Peugeot à quelques longueurs. Les montées en régime sont ensuite équivalentes jusqu’à 90 km/h. Le Piaggio semble reprendre du terrain par la suite avec une vitesse de pointe équivalente, chronométrée à 114 km/h (réels), mais un peu moins longue à obtenir. Le Peugeot bénéficie du nouveau bloc avec culasse 4 soupapes.
Ces deux-là jouent incontestablement dans la même cour puisque les roues du X8 sont de tailles pratiquement identiques : 14 pouces à l’avant et 12 à l’arrière (14 et 13 pour le Satelis). Il en résulte une même légèreté du train avant qui favorise la maniabilité en ville, renforcée dans le cas du Satelis par un diamètre de braquage inférieur. En revanche, le Peugeot est plus rigoureux à haute vitesse et prend également l’ascendant avec son freinage plus facilement dosable là où les leviers sont trop durs sur le X8.
Que reste-t-il pour trancher ?
Au final, X8 et Satelis se ressemblent donc plus qu’il n’y paraît et il sera bien difficile de les départager. Le Peugeot a pour lui sa modernité, sa selle mieux dimensionnée et sa vivacité au démarrage quand le Piaggio lui répond par un esprit pratique imbattable, et un tarif un peu plus abordable. Le reste est une question de goûts et de couleurs, qui, comme le dit si bien le proverbe, ne se discutent pas !
Piaggio X8
LES POINTS POSITIFS
- Coffre double ouverture électrique
- prise en mains facile
- Maniabilité
LES POINTS FAIBLES
- Instrumentation vieillissante
- Place passager
- pas d’injection
Peugeot Satelis
LES POINTS POSITIFS
- Maniabilité
- Position de conduite
- Esthétique chic
LES POINTS FAIBLES
- Ajustement des trappes
- Rétros laids
- Passager haut perchés
Liens vers essais complets
Piaggio X8 premium
Peugeot Satelis 125