Baromètre AXA Prévention : insécurité en ville et fatigue au volant
Sondage réalisé par TNS Sofres pour AXA Prévention en février 2010, les résultats du 6ème baromètre du comportement des Français au volant viennent tout juste d’être publiés. A deux-roues aussi bien que dans une voiture, tous les conducteurs sont concernés, donc les utilisateurs de scooters aussi.
Et selon la moyenne de l’échantillon national représentatif (1000 personnes interrogées par téléphone), il y a peu de changements par rapport à l’année précédente : les Français conduisent toujours aussi dangereusement en ville, où l’insécurité grandit, et minimisent les effets de la fatigue au volant, sans avoir vraiment conscience des risques encourus en cas de somnolence.
Conscience mais inconscience
L’insécurité en ville est tout d’abord caractérisée par le grand nombre d’infractions au code de la route qui y sont commises : 83 % admettent qu’il est dangereux de doubler ou tourner sans mettre son clignotant, mais 50 % avouent le faire. Le pourcentage augmente pour ce qui est de l’arrêt au feu orange, que 75 % avouent ne pas respecter tout en sachant pour 60 % d’entre eux que c’est risqué.
La limite de vitesse est largement dépassée par 48 % des conducteurs, qui disent rouler fréquemment à 65 km/h, et pourtant 70 % en connaissent les conséquences.
Quant à la fatigue au volant, seulement 19 % d’entre nous considèrent qu’il est dangereux de conduire la nuit pour un long trajet, et même si 87 % admettent que la conduite nocturne est plus risquée, 45 % la pratiquent (57 % chez les moins de 35 ans).
Par ailleurs, la typologie des 5 catégories de conducteurs établie par AXA reste stable par rapport à 2009 :
- 28 % de légalistes
- 19 % d’affranchis
- 10 % d’inconscients
- 38 % de respectueux
- 6 % de fous du volant
Deux roues : 1 victime sur 3
En ce qui concerne plus particulièrement les deux-roues, il est flagrant qu’ils payent un lourd tribut sur les routes, puisqu’ils représentent une victime sur 3 depuis 2009, alors qu’ils ne constituent que 2 % des usagers. Où l'on notera à l'attention des automobilistes l'importance de mettre son clignotant au moment de tourner ou de changer de file (cf. le nombre impressionnant de conducteurs qui avouent "l'oublier"...) !
Le défaut d’équipements de sécurité, en particulier pour les conducteurs de scooter, et la moindre visibilité, notamment la nuit, sont toujours les facteurs les plus marquants du nombre et de la gravité des accidents de deux-roues.
Au final, lisant ces chiffres, nous pouvons nous poser la question de savoir si ceux d’entre nous qui commettent les infractions mais ne disent pas penser que c’est dangereux n’ont réellement pas conscience des risques ou bien s’ils estiment que le code de la route devrait être adapté et si donc ils discutent le bien-fondé de certaines règles.
Plus largement et d’un point de vue sociologique, n’y a-t-il pas une part d’irresponsabilité à faire quand même ce que l’on sait être dangereux ?
Enfin, vu la croissance continue du nombre d’immatriculations de deux-roues, un réel investissement des pouvoirs publics en matière de formation et de prévention auprès de ces conducteurs en particulier serait le bienvenu.

Finalement, si on regarde bien le comportement des conducteurs, il y a beaucoup d'inconscients et fous du volant ; mais il y en a un peu trop aussi parmi les scootards. Zavez pas remarqué, que la moitié des scoot oublient leur cligno, ne le mettent pas, ou le laisse clignoter à gauche alors qu'ils tournent à droite... ?!
-- Un pavé [parisien] dans la marre --

