Accidentalité des deux-roues motorisés : un bilan 2010 encourageant
L'ONISR (Observatoire national interministériel de la sécurité routière) vient de publier le bilan détaillé de l'accidentalité des cyclos, scooters et motos pour l'année 2010, dont les chiffres se révèlent encourageants. En effet, en 2010, le nombre de tués à deux-roues motorisés est redescendu sous le chiffre symbolique des 1000 morts.
952 personnes ont perdu la vie au guidon, un chiffre dramatique évidemment, mais en baisse de 19,8 % par rapport à 2009 (- 17 % en cyclo et – 20,7 % en plus de 50 cm3). Le nombre de blessés suit la même tendance positive avec une baisse de 10,4 % (- 13,7 % en cyclo et – 7,6 % en plus de 50 cm3).
Une proportion de tués à 2-roues toujours importante
Rappelons que la dégradation enregistrée en 2009 (+ 9,3 % de tués) avait conduit les pouvoirs publics à réagir vigoureusement, en instaurant notamment l’obligation d’une formation de 7 heures pour pouvoir conduire un deux-roues 125 cm3 avec un simple permis auto. En 2009, le nombre de blessés avait déjà diminué, mais la tendance s’amplifie en 2010.
Reste que sur 114 221 véhicules impliqués dans un accident corporel en 2010, 27 414 sont des deux-roues motorisés, soit 24 %. De même, 23,8 % des 3992 tués sur la route (toutes catégories confondues, y compris piétons) le sont au guidon d’un deux-roues à moteur. On ne peut s’en étonner que si l’on ne garde pas à l’esprit que la probabilité de décéder aujourd’hui au volant d’une voiture est considérablement réduite par les progrès réalisés tant en sécurité active (ABS, ESP…) que passive (airbag, zones de déformation programmées…).
Une baisse globale significative
Les motos de plus de 125 cm3 sont les plus tristement représentées (8913 accidents soit 32 % de ceux impliquant des deux-roues), suivis des scooters de moins de 50 cm3 (22,6 %), des cyclos à boîte (19,6 %), des scooters 125 (11,4 %), des motos 125 (9,3 %) et des maxi-scooters (4,4 %).
Les deux-roues de 125 cm3 (motos + scooters) enregistrent une baisse du nombre de tués de 22,6 %. Mais la diminution de la mortalité à deux-roues de 2009 à 2010 est surtout le fait des grosses cylindrées, motos et maxi-scooters (151 vies épargnées).
Ces accidents à deux-roues surviennent en grande majorité en milieu urbain (78,6 %), mais la part des accidents en rase campagne grimpe à 38 % pour ce qui concerne les motos de plus de 125 cm3.
Il est également important de souligner que le nombre d’accidents mortels à deux-roues motorisés en métropole a baissé de 32,4 % en dix ans, de 2000 à 2010.
Source : ONISR

On parle de 114227 vehicules impliqués dont 27414 deux roues: soit 86807 non deux roues.
On parle de 3992 tués dont 952 à deux roues: soit 3040 tués en non deux roues
Donc si on parle de taux de mortalité dans un accident entre les deux catégories:
(952/27414)x100= 3,47% pour les deux roues
(3040/86807)x100=3,50% pour les non deux roues
Conclusion??? Le deux roues est-il réellement plus dangeureux ou juste stigmatisé?
Intéressant votre analyse. Quand on regarde les chiffres en détail, on constate que le taux de mortalité est de 3,36 % en vélo, 2,14 % en cyclo, 4,45 % en plus de 50 cm3 et de 3 % en voiture. Le taux de mortalité voiture est par ailleurs amplifié par le nombre de passagers décédés (559 contre 60 en 2RM).
La dangerosité relative du 2RM est mise en évidence par le taux de blessés : 99,88 % en cyclo, 95,85 % en plus de 50 cm3 et 52,78 % en voiture (dont plus de 12 000 passagers blessés en voiture contre environ 3000 passager blessés en 2RM).
Thomas
Il serait bien de rapprocher ces chiffres avec le nombre de ventes de véhicules par catégories. également.


